Métier Couvreur

Le couvreur réalise, répare et entretient les toitures de manière à ce que celles-ci assurent au mieux leur rôle de protection contre les intempéries (mise hors d’eau du bâtiment). Les caractéristiques géographiques, culturelles et climatiques du lieu du chantier influent sur le choix des éléments de couverture à poser : tuiles, ardoises, chaume, métaux….

Un rôle-clé – Une toiture doit protéger l’intérieur des bâtiments de la pluie, du froid, de l’humidité et du bruit, les gouttières et chéneaux canalisant les eaux de pluie. L’intervention du couvreur participe également l’aspect esthétique final du bâtiment. Par ailleurs, l’entretien et la réparation des toitures font partie de ses prestations, des compétences très recherchées depuis la multiplication des tempêtes. Les couvreurs ont souvent l’occasion d’apprendre à maîtriser des techniques annexes comme la charpente, la maçonnerie, la vitrerie, l’électricité (pose de paratonnerres, d’automatismes …).

Des prestations variées – Selon la localisation du chantier et le type de bâtiment, le couvreur peut mettre en place des ardoises ou des tuiles mais aussi avoir l’opportunité de travailler des matériaux métalliques (zinc, cuivre, inox…), du verre, des lauzes, des laves, des tavaillons, du chaume, des bardeaux …, ce qui fait l’intérêt de son métier.  Les couvreurs peuvent acquérir une spécialité complémentaire, telle que couvreur-zingueur avec l’installation de lucarnes, gouttières et chéneaux et/ou étancheur avec la pose de revêtements et produits étanches à l’eau et à l’air. Un couvreur peut également se spécialiser dans la restauration des toitures anciennes, en particulier de monuments historiques ou du patrimoine de pays.

Des secteurs diversifiés – Un artisan couvreur peut travailler, en tant qu’artisan, sur des toitures de maisons individuelles ou d’immeubles collectifs mais il peut également s’intégrer à l’occasion dans une équipe réalisant des couvertures pour établissements publics, tertiaires ou industriels.

Un métier évolutif - La variété des matériaux que peut utiliser un couvreur et la diversité des chantiers qui peuvent lui être proposés permet à celui-ci de faire évoluer et diversifier ses savoir-faire. Un couvreur peut se former à la pose de capteurs solaires thermiques et photovoltaïques ou, plus globalement, à la performance énergétique des bâtiments et conseiller ses clients.

La formation

Les qualités attendues d’un couvreur

  • Avoir le sens de l’ équilibre et être agile pour pouvoir travailler en hauteur et maîtriser les risques
  • Etre calme, méthodique et précis
  • Apprécier travailler en équipe et en extérieur
  • Respecter strictement les dispositifs de sécurité (échafaudages, harnais..)
  • Etre disponible et mobile

L’éventail des formations pour devenir couvreur

Diplômes de l’Education Nationale

Niveau V

  • CAP couvreur /
  • CAP étancheur du BTP
  • Mention complémentaire zinguerie

Niveau IV

  • Bac Professionnel intervention sur le patrimoine bâti : maçonnerie, charpente, couverture
  • Brevet Professionnel couvreur
  • Brevet Professionnel étanchéité du BTP

Niveau III

  • BTS charpente couverture
  • BTS enveloppe du bâtiment : façade, étanchéité

Titres des chambres des métiers

Niveau V

  • Certificat Technique des métiers zingueur-ferblantier
  • Certificat Technique des métiers ramoneur

Niveau IV

  • Brevet de Maîtrise couvreur

Titres du ministère de l’emploi, délivrés par l’AFPA

Niveau V

  • Titre couvreur zingueur

Les évolutions possible d’un artisan couvreur :

  • Etancheur bardeur
  • Chef d’équipe
  • Chef de chantier
  • Conducteur de travaux (femmes)
  • Travailleur indépendant
  • Chef d’entreprise artisanale
  • Technico-commercial
  • Formateur

Témoignage

Daniel Laroche et François Jorand, apprentis dans l’entreprise de couverture-zinguerie José Faucheux

Pourquoi avoir choisi le métier de couvreur ?

D.L. : J’aimais l’idée de travailler à l’extérieur et non enfermé dans un bureau, d’effectuer un travail manuel et de travailler en équipe. Un camarade m’a proposé, un jour, de l’accompagner pour mieux connaître ce métier ; j’ai participé à la réalisation d’une couverture en tuiles et cela m’a conforté dans l’idée de devenir couvreur. C’est parfois assez sportif mais ça ne me déplait pas. Le métier de couvreur permet de voir (d’admirer) notre travail achevé, ce qui est valorisant.

F. J. : A l’origine, j’avais envisagé le métier de conducteur d’engins de chantier mais il s’est avéré que j’étais trop jeune (16 ans) pour effectuer ce type de travaux. Alors, je me suis renseigné sur le métier de couvreur et les trois premiers stages dans l’entreprise Faucheux m’ont confirmé que j’avais fait le bon choix. Cela me plaît de travail à l’extérieur et en altitude.

Quel est jusqu’à présent votre parcours de formation ?

D.L. : Dans le cadre d’un CFA (centre de formation d’apprentis), j’ai passé le CAP couvreur et le CAP zingueur, ce qui me permet de manier aussi bien les tuiles, ardoises ou zinc. Maintenant,  je suis en 1ère année de Brevet Professionnel couverture. J’ai effectué tous mes stages dans l’entreprise Faucheux où je me sens bien.

F. J. : Je viens d’intégrer les Compagnons du Devoir et je prépare le CAP couvreur – zinguerie.

Comment envisagez-vous votre avenir professionnel ?

D.L. : J’espère bien, à terme, être embauché en tant que salarié dans l’entreprise Faucheux. Par exemple, je participe en ce moment à la restauration de la couverture d’une église ancienne, j’apprends en pratiquant avec l’équipe, c’est vraiment intéressant. J’ai bien l’intention de faire mes preuves pour devenir un jour chef d’équipe !

F. J. : Je n’ai que 16 ans, par conséquent je ne me projette pas encore dans l’avenir. Pour le moment, j’apprécie d’être apprenti dans l’entreprise Faucheux ; je ne sais pas encore si je ferai le Tour de France proposé par les Compagnons du Devoir.

Pour en savoir plus : www.artisanat.info