Un rôle-clé - Le charpentier réalise la structure d’un bâtiment, c’est-à-dire ses éléments porteurs (toiture, charpente, ossatures, menuiseries) sans lesquels celui-ci ne peut prendre forme, se tenir debout et se stabiliser. Son rôle est donc primordial et incontournable.
Des prestations variées – Si seul un charpentier peut concevoir des charpentes sur mesure, il est aussi appelé à réaliser des fenêtres, escaliers, planchers, ossatures bois, coffrages, combles habitables, étaiements …. Un des principaux attraits de son métier repose sur la variété et la complémentarité des tâches à effectuer pour concrétiser son ouvrage. A partir de plans et d’informations fournis par le client, le charpentier dessine l’épure (l’ouvrage en grandeur nature) ou réalise des dessins assistés par ordinateur (DAO) de l’ensemble et de détails. Il sélectionne, en accord avec son client, le bois le mieux approprié : dureté, résistance, stabilité mécanique, étanchéité, perméabilité, classe de risque, provenance, essence …. Puis, il trace et assemble les pièces, lève et pose les assemblages. Etre charpentier en 2010 permet aussi bien de manier les outils traditionnels du bois que de piloter des machines à commande numérique. Dessiner, scier, assembler, lever continuent à se pratiquer manuellement mais certaines tâches, en particulier les plus pénibles, peuvent être mécanisées voire automatisées.
Des secteurs diversifiés – Un charpentier peut être appelé pour des types de construction très différents : chalets, maisons, bâtiments, hangars, aménagements, mobiliers urbains ….
Un métier évolutif - Un charpentier peut préférer continuer à réaliser les pièces en bois de A à Z mais il peut aussi, après avoir acquis de l’expérience, se spécialiser selon ses préférences : traçage, escaliers, levage, lamellé-collé, constructions bois, surélévations et extensions …. Il a aussi la possibilité de se former à de nouveaux systèmes constructifs bois, à de nouveaux matériaux utilisés en charpente (composites, plastiques, verre, alu, métal) et, par conséquent, à de nouvelles techniques de façonnage. Le charpentier intervient aussi en restauration de charpentes traditionnelles ou des colombages bois dans le cadre des Monuments Historiques ou du patrimoine de pays.
Les qualités attendues d’un charpentier
L’éventail des formations pour devenir charpentier
Diplômes de l’Education Nationale
Niveau V
Niveau IV
Niveau III
Niveau II
Titres des chambres des métiers
Niveau IV
Titres du ministère de l’emploi, délivrés par l’AFPA
Niveau V
Niveau IV
Les évolutions possible d’un artisan charpentier
B.D.S. : Mon père est restaurateur de meubles anciens (18ème siècle) et, jeune, j’avais l’opportunité de travailler avec lui pendant les vacances. J’ai appris alors à toucher et aimer le bois ; comme disent les Compagnons « aime la matière et la matière t’aimera ». De ce fait, j’ai opté pour un métier lié au bois mais plutôt dans la construction, notamment parce qu’à l’origine je voulais devenir ingénieur. La charpente est un ouvrage symbolique, une maison prend forme uniquement à partir du moment où elle est dotée d’une charpente. L’ouvrage que nous réalisons est apparent et structurant.
B.D.S. : De nationalité allemande, j’ai fait ma scolarité au lycée franco-allemand de Saarbrücken, où seul le contrôle continu sanctionne les études. Par conséquent, lorsque je suis arrivé en France, au niveau de la 1ère, je n’avais pas d’examen officiel validant mon niveau d’études. Je suis reparti en arrière, ai passé mon BEPC au collège, puis suis entré au CFA de l’Association des Compagnons du Devoir à Nancy et ai passé mon CAP en 2008. J’ai ensuite commencé mon Tour de France (Tours, Lille, Montbéliard) et en ce moment je suis à Cholet dans l’entreprise Guérin-Bremaud.
B.D.S. : J’ai gardé l’envie de devenir ingénieur et d’intégrer à terme un bureau d’études. Dans tous les cas, je pense que dans une dizaine d’années, je souhaiterais faire autre chose que du chantier. Cependant, on ne passe pas comme cela du chantier au bureau d’études, surtout en la période actuelle. J’ai confiance dans les Compagnons pour m’orienter et me faire accéder à des stages, en contrat de professionnalisation, qui me feront progresser dans ce sens. Je passerai mon Brevet Professionnel et j’espère bien ainsi concrétiser mon rêve !
Pour en savoir plus : www.artisanat.info